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dimanche 23 septembre 2012

Les caricatures de l'Islam

L'Islam est ce que les musulmans en font.
Comme toute religion, les musulmans sont responsables de l'Islam.

Les extrémistes, salafistes et autres fous de Dieu, en sont la caricature si l'on parie sur un Islam pacifique et démocratique. Par contre, ils sont la vérité de l'Islam si la majorité des musulmans les suivent et les laissent faire.

Les démocraties ont aussi leur responsabilité: défendre les lois et les principes démocratiques, en particulier la laïcité et la liberté d'expression. Mais aussi apporter une sécurité et une protection aux musulmans eu-mêmes contre les pressions et menaces des extrémistes qui font régner la peur dans les mosquées et les banlieues.

Transiger avec les extrémistes conduit à la guerre et à leur victoire. C'est ce qu'ont fait les démocraties avec Hitler et Mussolini. Par contre, l'intransigeance envers le stalinisme a conduit à la chute de l'URSS et à la défaite du totalitarisme rouge. Pourquoi alors ménager le totalitarisme islamique ?

Tout signe de faiblesse est interprété comme une capitulation par les ennemis de la liberté.

Que certains rêvent d'une Europe musulmane, c'est leur droit. Mais qu'on laisse aux autres le droit de choisir et de se défendre contre une société dont ils ne veulent pas. Le respect des croyants exige aussi le respect des incroyants. 

Ceci n'est pas une caricature de Mahomet

La caricature de l'Islam vient avant tout de ces fanatiques qui ne supportent pas un dessin en France ou au Danemark, mais supportent très bien tortures et massacres dans les pays musulmans. Hypocrisie et double langage sont leur vrai credo.

mardi 22 mai 2012

L'Allemagne paiera !

Depuis la victoire de François Hollande, monte en Europe une rumeur orchestrée qui résonne :"L'Allemagne paiera !"

La Grèce en faillite, Espagne, Italie et France à la dérive, tous endettés jusqu'au cou, l'euro menacé ? La solution est toute trouvée, l'Allemagne doit payer pour les autres.
Comme une variante européenne du: "Les riches paieront !", l'inusable potion magique de la gauche.

Sauf que les riches ont depuis longtemps planqué leur argent bien loin . Et c'est bien parce qu'ils sont prévoyants qu'ils sont riches, d'ailleurs.

Mais les Allemands, eux, ne vont pas s'exiler aux Bahamas ou à Singapour. Ils sont là, à portée de main, riches, productifs, exportateurs, travaillant jusqu'à un âge avancé, ayant déjà payé pour l'ex-RDA. La vache à lait est toute trouvée. L'Europe peut continuer à chanter et danser sans compter, "l'Allemagne paiera".
Tous le pensent, mais personne n'ose le dire. Car ce slogan fut celui qui, au lendemain de la première guerre mondiale, mit l'Allemagne sur la paille et ouvrit la voie à l'arrivée des nazis au pouvoir. Mauvais souvenir !

On dira que cela n'a rien à voir ? Voire...
L'Allemagne démocratique a construit sa prospérité pour éviter précisément de revenir à cette rancoeur des Allemands envers des voisins qui les exploitent et font bombance à leurs dépens.

Espérons que nous n'aurons pas à choisir entre deux aventures aussi risquées: faire sortir la Grèce de l'Europe ou assiéger une Allemagne réduite à sombrer avec les autres ou à se sauver en sortant, elle, de l'euro.

Je crains que les socialistes n'aient choisi la seconde, vers une victoire à la Pyrrhus.
Haro sur l'Allemagne finira par un euro sans Allemagne.

Une demi erreur

J'avais prévu la victoire de Sarkozy et de Le Pen aux présidentielles.
Je me suis trompé.

Cependant, qui, il y aun an, aurait parié un kopek sur Hollande? Personne, même parmi les socialistes. Cela fait partie de surprises de l'histoire.

Demi erreur, car si Sarkozy a perdu, Marine Le Pen a gagné. Et d'autant plus que Sarkozy a perdu et que sa défaite peut faire du FN le principal parti d'opposition.

Mea culpa, donc, mais à moitié.

mardi 3 avril 2012

La solitude des Juifs de France


La France officielle a été admirable devant le crime antisémite de Toulouse, arrière-pensées ou pas: minute de silence, campagne électorale suspendue, condamnation unanime, émotion manifeste. La France d'en haut a pris la mesure de la gravité de l'événement.

Le contraste est flagrant avec le silence assourdissant de la France d'en bas: dans les cantines, le métro, les machines à café, la vie continue comme si de rien n'était. On plaisante, on bavarde sur des broutilles, on commente le beau temps. Les plus audacieux ironisent sur le « mauvais coup » que Sarkozy a trouvé pour se faire réélire

Pas un mot de compassion, mais le silence et l'esquive. A qui veut évoquer le drame on réplique froidement: "C'est un fou, un accident. Il y en a toujours eu, pas besoin d'en faire un drame." Sous-entendu : ces Juifs, toujours à faire leur intéressant.

La bruyante couverture officielle couvre mal ce silence du pays profond qui ne dit rien, mais n'en pense pas moins: "Qu'ils nous foutent la paix, ces Juifs et ces Arabes, comme si on n'en avait pas assez avec nos problèmes. Et puis, on ne va pas se laisser gâcher le printemps !"

Une semaine après, France d'en haut et France d'en bas se réconcilient: "il faut tourner la page !", entend-on de partout. La campagne électorale reprend, plus ennuyeuse que jamais, plus que jamais coupée du malaise profond refoulé sous le tapis, tel un honteux secret de famille.

Le malaise est tel qu'on ne juge même plus utile de manifester. Pour dire "plus jamais ça" ? Plus personne n'y croit, tant la violence s'est banalisée dans l'indifférence et la dénégation.

lundi 2 avril 2012

Ils auront Sarkozy et Le Pen

Ils ne veulent ni Sarkozy ni Le Pen. Ils auront l'un et l'autre.

La gauche la plus bête du monde a diabolisé le Front National pour mieux diviser et affaiblir la droite. Coup machiavélique de Mitterrand.

Cela ne suffisait pas à ses épigones. Il leur fallait diaboliser aussi Sarkozy, sans voir qu'il était le seul rempart à l'ascension irrésistible du FN.

Ayant ainsi affaibli la droite républicaine par une haine anti-sarkozyste primaire, il ne lui laisse d'autre choix que de s'allier à un FN devenu présentable.

Cela se fera dans un an, deux ans, mais cela se fera, localement d'abord, puis au niveau national.
Cela s'est déjà vu en Italie et ailleurs.

Marine Le Pen l'a rêvé. La gauche des brillants intellectuels français le lui offre sur un plateau.

mercredi 21 mars 2012

Le piège communautariste


Qu’on laisse religions et communautés tranquilles. 

      Le terrorisme, l’antisémitisme, l’islamisme, nouvelle sainte Trinité du mal (trois en un) sont un problème politique et non religieux.
        
             La République est face à une entreprise subversive importée de l’étranger, non à des règlements de comptes entre bandes « communautaires ». Elle doit faire appel aux citoyens, non aux communautés religieuses.

     Présenter le drame en terme de communautés, c’est faire le jeu des islamistes qui veulent en faire une guerre de religions.

   La question POLITIQUE est de savoir comment une démocratie peut se défendre contre une guérilla terroriste qui s’abrite sous le « voile islamiste ». 
  Il revient à l’Etat de protéger les citoyens, en particulier musulmans, de l’emprise de ces fanatiques. Mais il revient aussi aux citoyens musulmans de manifester clairement leur rejet, et d’empêcher que ces terroristes se meuvent parmi eux comme des poissons dans l’eau.

       Présenter le drame en termes communautaires c’est alimenter une xénophobie qui voudrait expulser ces Juifs et ces Arabes qui feraient mieux d’aller se massacrer ailleurs…

Tout cela suppose une révolution culturelle chez les vieux soixante-huitards qui pensent encore que le seul danger vient des grands aryens aux yeux bleus. Le fascisme vert existe aussi, la bête immonde peut revêtir toute couleur de peau ou toute religion, et ce serait un racisme inversé que de vouloir qu’un Arabe soit forcément victime.

La mauvaise conscience coloniale empêche la France de regarder en face le monde nouveau qui naît dans la douleur de la mondialisation.

L’Europe dominant le monde appartient au passé ; l’Europe, ventre mou, est devenue le champ de bataille de tous les adversaires de la démocratie et des Droits de l’Homme formés dans les montagnes d’Afghanistan et d’Algérie.

Il est urgent que l’Europe comprenne qu’elle doit choisir son camp, celui de la liberté et de la démocratie qu’elle a enfantées ; qu’elle cesse de manifester contre Israël et les Etats-Unis, et qu’elle manifeste un peu plus contre les massacres de musulmans par le pouvoir syrien, les attentats chiites, les menaces iraniennes, la terreur des Talibans, les lapidations dans les Emirats, les éliminations par le Hamas.

A moins que les bobos et technocrates européens ne pensent qu’il n’y a rien de révoltant à ce que des musulmans se massacrent entre eux ?


lundi 26 septembre 2011

Le boycott d'Israël en Europe


En plein centre de Londres vient de fermer un magasin de produits de beauté de marque israélienne. 


Motif: la répétition des manifestations pro-palestiniennes devant ledit magasin a fini par écarter les clients, indisposer le voisinage et inciter le propriétaire à ne pas reconduire le bail.

Et les manifestants ont, bien entendu, promis que ce n'était qu'un début.


L'Europe progresse: on n'aura plus besoin de briser les vitrines pour une nouvelle "nuit de cristal."

Il y a peine de mort et peine de mort...


"Troy Davis condamné à mort

Troy Davis a été exécuté en Géorgie. Protestations hautement compréhensibles des adversaires de la peine de mort. Mais certains commentaires périphériques échappent à l’entendement. Le supplicié aurait incarné le prototype du « Noir accusé d’avoir tué un policier blanc »Suivaient les protestations d’innocence, invérifiables sans accès au dossier, indiscutables sans passer pour un salaud en dépit de fâcheux précédents, mais surtout inutiles lorsqu’on est opposé à la peine de mort par principe.
Le même jour, un certain Brewer, était exécuté lui aussi, mais dans l’indifférence générale des abolitionnistes. L’explication nous était donnée benoitement par l’un d’entre eux : ce condamné là, un Blanc ayant assassiné un Noir, « n’était pas très sympathique ». Avec des opposants comme ça, la peine de mort a encore de beaux jours aux Etats-Unis d’Amérique."
Extrait de Gilles William Goldnadel, La  très  sélective  indignation des  opposants  à  la  peine  de  mort, 
Site  Atlantico
http://www.atlantico.fr/decryptage/indignation-selective-opposants-peine-mort-william-goldnadel-190141.html  



dimanche 18 septembre 2011

Le plan com de DSK

1. Mea culpa. La faute de l'abbé Dominique. Regrets.

2. Je suis innocent. L'abandon des poursuites est un non lieu

3. Je suis victime: j'ai souffert, j'ai eu peur, calomnies, rumeurs, prison, humilié, carrière brisée.

4. Nafissatou Diallo est une garce: elle a menti sur tout, elle m'a piégé, elle veut me soutirer de l'argent, elle est cupide.

5. Je suis un séducteur, non un violeur

6. Je vais me reposer, prendre quelques douches froides, me réchauffer auprès de ma femme

7. Je ne renonce pas à ma carrière politique, mais provisoirement discret

8. Je suis le meilleur économiste, et je fais la leçon aux gouvernements pour régler la crise

Immédiates félicitations de Jack Lang, et rendez-vous à Marrakech...

mercredi 7 septembre 2011

Jospin le munichois


Lionel Jospin déclare, à l'occasion de l'anniversaire du 11 septembre, "l'Afghanistan n'était pas notre guerre." (Nouvel Observateur, 8/9/2011)
Selon lui, la France aurait dû se contenter d'un soutien ponctuel et limité, sans s'engager vraiment dans cette guerre qui n'était pas "la notre."

Doit-on comprendre clairement que la guerre contre la terreur islamiste partout dans le monde n'est pas "notre guerre" ? Que l'attaque de New York et de Washington ne nous concernait pas directement ?

Sans aller jusque-là, Jospin avance que le terrorisme n'a pas de solution militaire (donc inutile de le combattre vraiment, n'est-ce pas ? Et tuer Ben Laden ne sert à rien, n'est-ce pas ?)
Mais il va quand même jusqu'à nier au 11 septembre toute dimension historique. Juste un "détail" de l'Histoire, M. Jospin ?

Si l'on pouvait remonter dans le temps, je verrais bien les Américains en 1940 répondre au Jospin de l'époque: l'invasion de la France ? les horreurs nazies ? Ce n'est pas notre guerre...

Au fait, Monsieur Jospin, où est-elle alors "notre guerre" ? On aimerait une précision. A moins que vous n'aimiez vraiment pas la guerre, ou si peu, comme ceux de Munich.

Ankara joue avec le feu


Ankara réprime durement la résistance kurde et se fache gravement avec Israël, rompant les accords militaires et menaçant d'envoyer sa marine sur les côtes de l'Etat hébreu.

1. Sa longue et sanglante répression des Kurdes aurait dû amener Ankara à se faire plus discret sur le blocus de Gaza, très humain en comparaison.

2. Quel culot de demander des excuses à Israël pour avoir stoppé militairement la flottille vers Gaza, alors que c'est Ankara qui devrait s'excuser d'avoir encouragé et laissé partir ces va-t'en guerre soit-disant humanitaires !

3. Ankara sort la grosse caisse pour Gaza, mais le petit fluteau pour sermonner la boucherie de Bachar El Assad en Syrie. Deux poids, deux mesures.

4. Ankara a compris que pour prendre le leadership du monde arabe, il faut taper sur Israël sous n'importe quel prétexte.

5. Erdogan veut faire de son pays une puissance. Mais une puissance islamiste. Il liquide l'héritage kémaliste, tourne le dos à la laïcité et à l'Occident, et aborde l'avenir à reculons. La Turquie d'Erdogan veut se moderniser en revenant au Moyen-Age islamiste...

6. Enfin, Erdogan donne raison à ceux qui ne veulent pas croire en un islam modéré. La Turquie était le modèle d'un pays musulman capable de laïcité et de modernité. Elle devient le symbole d'un indécrottable attachement de l'Islam aux démons obscurantistes.

Il y a encore peu la photo aurait été celle d'un gratte-ciel d'Ankara. Aujourd'hui, comme dans d'autres sinistres contrées, c'est la mosquée qui illustre le mieux la Turquie.

Aux victimes du 11 septembre 2001

Vous n'êtes pas morts pour rien.

Le 11 septembre n'est pas une tragédie humaine comme tant d'autres. C'est une apocalypse, car l'apocalypse est une révélation, une mise à nu, un dévoilement.

Le 11 septembre est une apocalypse qui révèle le Mal. Comme le crime de Caïn, comme le massacre des Innocents, comme l'holocauste des Juifs.

Il ne se résume pas à un décompte des tués, mais donne un sens à l'humanité. Ou plutôt à ce qui sépare l'humain de l'inhumain, le signe de la barbarie, la marque de la cruauté. 

Le 11 septembre est une monstruosité qui dépasse et dépassera toujours la raison humaine. C'est une forfaiture qui fait de Dieu l'emblème du mal. C'est le crime qui met au ban de l'humanité ses auteurs et ceux qui les soutiennent, définitivement.

Il n'est rien ici à discuter et à débattre. C'est le coeur qui se soulève, et qui fait la ligne de partage d'avec ceux qui n'en n'ont pas.

Victimes du 11 septembre, vous resterez dans la mémoire et le coeur de l'humanité, car vous témoignez de ce que l'homme peut faire de pire à l'homme.

 




















Ni pardon, ni oubli.

Vous oublier serait renoncer à l'humanité-même. Car vous nous obligez à toujours combattre l'infâme, sous tous ses voiles.

dimanche 4 septembre 2011

Le goût de la défaite

Sarkozy a grandement aidé à la chute de Kadhafi. Beaucoup se sont gaussé de ce "va-t'en guerre", peu ont cru à cette entreprise, très peu l'ont félicité de cette victoire, ou alors en sourdine et du bout des lèvres.

Depuis 1940, les Français ont pris goût à la défaite, et ont cette étrange habitude de tenir toute victoire pour suspecte et honteuse. 

jeudi 1 septembre 2011

La banalisation de la Shoah

Le gouvernement français fait évacuer un campement de Roms en banlieue parisienne.


Le reportage télévisé parle de "stigmatisation", et l'on pense à l'étoile jaune. Les associations humanitaires dénoncent l'emploi par la police d'un tramway emprunté à la RATP, et l'on pense aux convois de Drancy fournis par la SNCF. L'un des militants humanitaires ajoute que ce tramway a permis de "déporter" ces familles Roms. Le commentaire mentionne la dispersion des familles et un enfant séparé de ses parents, et l'on pense au tri des familles juives opérées par la police française de Vichy ou par les SS sur le quai d'Auschwitz.




A tout propos, qu'il s'agisse de Roms, d'immigrés clandestins ou des sans papiers, le parallèle se banalise. Et cette banalisation est insupportable.


On ne discutera pas ici du bien-fondé de telle ou telle opération de police contre des immigrés clandestins, de la manière parfois violente que cela peut prendre. On peut approuver ou condamner la lutte contre l'immigration clandestine. Mais c'est brouiller les cartes et fausser le débat que de ramener toujours à la comparaison avec la Shoah, car l'excès et la disproportion sont trop évidents pour les préciser.


Pourquoi cette comparaison systématique et abusive ?
Les jeunes soixante-huitards traitaient les CRS de "fascistes" et de "SS". Les vieux soixante-huitards ont gardé le même réflexe: la gouvernement actuel est comparé à Vichy, les immigrés clandestins sont les nouveaux Juifs persécutés, déportés, bientôt exterminés ?
On peut mépriser de tels amalgames sous le pretexte que tout ce qui est excessif est insignifiant. Sans doute. Mais cet amalgame envahit et pollue le discours médiatique.


On voit l'intérêt médiatique, car les médias y trouve un moyen trop commode de dramatiser l'événement, et de donner un écho spectaculaire à des images banales. Et voilà une opération de maintien de l'ordre républicain transformée en épuration ethnique et en entreprise génocidaire...


On voit l'intérêt politique: diaboliser le gouvernement sous les traits de Vichy, et la police sous les traits de la Milice et de la SS.


On voit moins le danger: on prétend défendre de pauvres clandestins en les enrôlant sous la glorieuse bannière de la Shoah, et en les présentant comme les nouveaux Juifs. L'intention est par trop généreuse pour être honnête. En retour, la Shoah est assimilée à la banalité d'une opération quotidienne de police, sous une loi républicaine légitime. Suivons l'analogie: et si, après tout, les nazis n'avaient fait avec les Juifs qu'un travail de maintien de l'ordre, légitimé par de graves infractions commises par ces Juifs comme un trafic de papiers, l'occupation illégale de terrains ou divers larcins ?
A force de vouloir démontrer que la lutte actuelle contre l'immigration clandestine n'est que la continuation de la Shoah, on finit par réduire la Shoah à une simple et légitime opération de police !


Qui est responsable de cette insupportable banalisation ? On l'a vu, les médias à l'affût du spectaculaire fût-ce au prix de l'imposture, et de nombreux humanitaires dont l'enthousiasme aveugle le dispute à la forfaiture morale.
Et la gauche, dont ces humanitaires sont souvent le relai, qui se tait et tire les marrons du feu. Un feu malodorant, sur lequel souffle un mauvais vent.

mercredi 10 août 2011

Paris foudroyé par la crise


La crise mondiale de ce mois d'août 2011 laissera des traces cruelles dans la capitale française. 

Pour preuve cette photo de la place de la Concorde habituellement saturée de voitures, à présent désertée. Tout comme les rues vidées par une brusque chute de la démographie, les magasins fermés par manque de clients, les couloirs de métro vidés des foules pressées.

Quelques rares survivants mendient au coin des rues, en guenilles et sans domicile. Des vieillards cloîtrés chez eux tentent parfois une sortie à la recherche d'une hypothétique boulangerie ouverte. De rares restaurants encore ouverts guettent désespérément la clientèle disparue. 

Seuls des groupes de touristes asiatiques, riches et inconscients, sillonnent la capitale sinistrée, indifférents au naufrage de cette ville-fantôme qui était, il y a un mois encore, un centre important de peuplement et d'affairement.

La crise a réalisé ce qu'aucune bombe à neutrons n'avait osé faire: vider une ville de sa population tout en conservant intacts les monuments. 

Espérons qu'en septembre la réalité ne rejoigne pas cette fiction...

mardi 9 août 2011

Où sont les Indignés ?

Depuis des semaines, Hassad massacre son peuple. Les villes syriennes sont prises d'assaut par les chars. Les civils, femmes et enfants, sont mitraillés dans leurs rues. Les opposants sont torturés et abattus.



Qui manifeste dans les rues de Paris ? Qui proteste contre ce massacre ? Où sont passés les Besancenot, Stéphane Hessel, gauchistes et défenseurs des droits de l'homme prompts à s'indigner des crimes commis par les "impérialistes" et les "colonialistes"?


Sans doute partis en vacances.

Londres brûle-t-il ?



2005, la banlieue de Paris est en feu. 2011, Londres brûle et la police est débordée. Les deux villes-lumières de l'Europe sont transformées en villes-torches. A qui le tour ?


Un même mal touche l'Europe, et ce mal a le même visage: un jeune en jean et sweat à capuche cachant mal  un visage généralement noir.


A chaque fois les mêmes contorsions des sociologues et autres experts pour contourner l'évidence, de crainte de racisme. A chaque fois le même "sanglot de l'homme blanc" sensé porter tous les péchés du monde: c'est la faute du gouvernement, du manque d'aides sociales, du chômage, du racisme, des inégalités, de la pauvreté. La faute aussi au réchauffement de la planète ?
C'est faire insulte aux pauvres de les confondre avec ces sauvages.


Surtout éviter la vérité: les loups sont entrés dans la ville. On a laissé entrer les loups dans la bergerie.


De vieilles sociétés civilisées, policées et pacifiées (les bobbies londoniens se promènent sans armes) accueillent et réchauffent dans leur sein de jeunes sauvageons sans foi ni loi, qui ne respectent ni n'ont peur de rien, capables des pires violences gratuites.
Issus de cultures et de communautés hyper-répressives, ces jeunes sauvages se retrouvent livrés à eux-mêmes dans des sociétés hyper-laxistes: les magasins sont bons à piller, les filles sont bonnes à violer, le citoyen est bon à terroriser, l'Etat est bon à être ridiculisé.


Et toujours le même étonnement candide, le même effroi: comment cela est-il possible ?
On ne leur construit pas assez d'écoles ? Ils brûlent les écoles.
On ne leur donne pas de travail ? Ils méprisent les travailleurs et préfèrent dealer.
On les met dans des ghettos ? Ils transforment en tas d'immondices des quartiers flambants neufs.
On les stigmatisent ? Ils vous rient au nez et vous insultent.


Alors, surtout pour ne pas paraître raciste, l'homme blanc ravale sa salive et  fait son mea culpa. Même s'il faut remonter au déluge, à l'esclavagisme, au colonialisme, au paludisme ou je ne sais quoi: il faut trouver la faute de l'homme blanc qui doit innocenter la bête sauvage. Si le loup est féroce, c'est que la brebis l'aura provoqué !


Cameron promet des sanctions sévères. Qui peut encore y croire ? Certains parlent d'envoyer l'armée; vous n'y pensez pas ! Ce serait avouer une situation de guerre civile. Et quand il faudra bien l'admettre, l'armée-même n'y pourra rien, dans de vieilles cités européennes qui ne savent rien des guérillas urbaines.


Alors ? Alors, il est trop tard: le loup est dans la bergerie. Et l'Europe doit réapprendre à vivre avec les loups, réapprendre à ne pas laisser traîner les enfants, réapprendre à ne pas sortir la nuit, réapprendre à bien barricader sa porte. Réapprendre la peur. Alors reviendront peut-être la dignité et le courage.

Le retour du politique

Depuis une vingtaine d'année, les politologues et autres esprits sérieux nous expliquaient que nous vivions la fin du politique.
La mondialisation, disaient-ils, réduit de jour en jour la marge de manœuvre des gouvernements, cantonnés désormais dans des décisions secondaires et dérisoires, les grandes orientations étant données par une "gouvernance" mondialisée, aussi obscure que tyrannique. Et de pleurer la fin de l'autorité politique, et de la démocratie dans son sillage.


Le paradoxe actuel est que ce sont les crises économiques mondiales qui remettent en selle l'importance du politique.
En 2008 déjà, la crise des "subprimes" avait mobilisé la fébrilité et l'énergie d'hommes politiques comme Nicolas Sarkozy, réunissant en urgence le G20 et déclenchant les plans de sauvetage des banques par les Etats. Le capitalisme libéral sauvé par l'Etat, ironie de l'histoire !
2011 et deuxième grande crise financière: cette fois-ci, ce ne sont plus les banques, mais les Etats eux-mêmes qui sont menacés de faillite. Cela a commencé par les grands malades européens (Irlande, Grèce, Portugal) pour s'étendre jusqu'au colosse américain aux pieds d'argile.
A nouveau, on voit les hommes politiques aux avants-postes. Obama doit rassurer les marchés en promettant plus de rigueur budgétaire. Trichet, gouverneur de la BCE, appelle Berlusconi, et à travers lui les autres gouvernants européens, à réformer ses lois sociales et à privatiser pour alléger la dette. Le gouvernement français se voit, lui, complimenté par une agence de notation pour la cohérence de ses réformes.


Il en ressort deux choses:
1. En dépit de la mondialisation, continue d'exister une forte identité économique nationale par le biais des politiques économiques et budgétaires. Même en Europe, malgré la forte intégration à une monnaie unique, on n'a pu empêcher le décrochage des pays les plus faibles de la zone euro.
2. Les solutions sont entre les mains des responsables politiques. La BCE a beau venir en aide à l'Espagne et à l'Italie, ce n'est que du replâtrage et tout dépend du courage politique des gouvernements à engager un plan de rigueur et de désendettement. 


La mondialisation n'apparaît plus comme cette machine anonyme qui broie les volontés. C'est bien de la responsabilité individuelle des gouvernants et de la responsabilité collective des peuples que dépend l'issue de la crise.


Trouverons-nous un Churchill capable d'imposer aux peuples les sacrifices nécessaires pour éviter le naufrage ?
"De la sueur et des larmes", voilà à nouveau ce que devrait être la promesse courageuse d'un homme politique décidé à sauver l'Europe et l'Amérique face aux dragons asiatiques.
Comme en 1940, beaucoup préfèrent se complaire dans le fatalisme, la résignation, le défaitisme. En 1940, on croyait sauver la paix, et l'on eut la guerre. Les capitulards d'aujourd'hui croient sauver les "avantages acquis" et ils auront la faillite totale, qui est déjà en route. C'est toujours la même voie de l'autruche qui mène à ces crises brutales de régulations et d'ajustements imposés par la force.


Le retour du politique, c'est le retour de la responsabilité et du courage.
Les lâches sacrifient l'avenir à leurs intérêts électoraux immédiats et au clientélisme des "avantages acquis". Ce sont les démagogues, toujours les plus nombreux.
Plus rares, les courageux imposent les sacrifices pour sauver l'avenir. Ils se font souvent lyncher par les peuples infantiles. C'est la marque des vrais démocrates.
Démocrates ou démagogues, Churchill ou Daladier, c'est à nouveau ce dilemme que nous offre la crise actuelle: le redressement douloureux ou la capitulation.


L'autre paradoxe, plus tragique encore, est que ce sont les marchés et les bourses qui assurent aujourd'hui la régulation des démocraties, à la place des peuples démissionnaires.
Les peuples occidentaux, depuis des décennies,  se sont endormis dans les délices de Capoue d'une croissance ininterrompue de la consommation, par le miracle de l'endettement. Comme dans les antiques démocratie grecque et république romaine, les peuples ont mis au pouvoir les démagogues qui leur susurrent ce qu'ils ont envie d'entendre, à savoir, en substance, qu'on peut gagner plus et vivre mieux en travaillant moins. Les Chinois travaillent pour nous, et rachètent nos dettes...
Jusqu'au jour où les Chinois demandent des comptes !


"Responsabilité" signifie "rendre des comptes", ou encore payer ses dettes, ou encore tenir ses promesses. La crise rappelle les Occidentaux partis en vacances à ces obligations.
Les gouvernements démagogiques peuvent bien rendre des comptes truqués à leurs peuples, mais pas aux marchés et aux créanciers. "Les eaux froides du calcul égoïste" (Marx), à l'échelle internationale, voilà donc le dernier garant de la responsabilité démocratique. Le "crédit" est à la fois le moteur financier du capitalisme et la base de la confiance politique entre le peuple et ses élus.
Quand les parlements élus deviennent des enceintes démagogiques, c'est la bourse et les marchés qui prennent le relais démocratique.


La capitalisme contre les peuples ? N'oublions pas que les peuples se sont beaucoup enrichis grâce au capitalisme. Demandez-donc aux Grecs, aux Portugais, ou même aux Français de comparer leur train de vie avec celui de leurs parents ou grand-parents. Comme de nouveaux enfants gâtés, ils sont ingrats et capricieux, ne supportant pas la moindre contrariété, le moindre rappel à la responsabilité.
La démocratie contre la démagogie, voilà ce qu'impose aux enfants gâtés et décadents les crises du capitalisme mondial.
Merci la crise !

samedi 30 juillet 2011

L'omelette norvégienne


La recette de l'omelette norvégienne consiste, si je me souviens bien, à mélanger le chaud et le froid. Et un dicton bien français dit qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. Vous ne voyez pas où je veux en venir ?


Difficile de plaisanter avec le terrible massacre que vient de connaître la paisible Norvège ( un jeune a assassiné 80 personnes à la bombe et à la mitraillette pour protester contre l'islamisation de la Norvège). Et pourtant...Ce n'est pas plaisanter que de dire que cet évènement souffle le chaud et le froid: le chaud par l'alarme rouge qu'il allume quant à la montée des violences extrémistes et xénophobes; le froid par la soudaine congélation dont il fait l'objet dans les médias. 


Circulez, ya rien à voir ! Bon, ok, c'est horrible et hautement condamnable, mais passons vite à autre chose, des fois qu'on se pose des questions et que cela donne des idées. Voilà très nettement l'impression que donnent tous les médias dans une mouvement d'étouffement consensuel. Remettons le couvercle dessus et faisons comme s'l ne s'était rien passé (voir mon article précédent sur l'autruche)


Or ce qui se passe, c'est que tous les pays d'Europe du Nord les plus pacifiques, tolérants et accueillants (Scandinavie, Pays-Bas, ajoutons-y la Suisse) connaissent un violent rejet de l'Islam et de l'immigration en provenance des pays musulmans. A qui la faute ? Le fait de quelques fous ? Cela ne trompe plus personne, tant le rejet est profond au-delà de ses manifestations les plus violentes. Une mutation monstrueuse de gentils scandinaves en méchants nazis ? Pourquoi maintenant, et pourquoi spécialement contre l'Islam ?


Combien faudra-t-il de morts, à quels scores de l'extrême-droite, à quel degré de guerre civile faudra-t-il en arriver pour que les bons esprits de la gauche européenne lèvent enfin le tabou qu'ils imposent sur les questions d'immigration et, en particulier, sur la difficulté unique à intégrer l'immigration musulmane. Pourra-t-on dire un jour que la religion et les coutumes musulmanes ne sont pas solubles dans la démocratie en l'état actuel, sans passer pour un raciste ? 


Alors pourra commencer le vrai débat qui concerne l'avenir de l'Europe et du monde entier.

dimanche 26 juin 2011

Les trois racismes

Le racisme est devenu une préoccupation centrale devant l'ampleur et la vitesse des migrations. La montée des extrêmes-droites européennes en est un signe suffisant.


Or, la question du racisme semble plus obscure que jamais, en raison d'une volonté d'en cacher les racines et surtout de ne fâcher personne en mettant tous les racismes dans le même sac, dans une totale confusion: puisque tous les hommes sont pareils, n'est-ce pas, tous les racismes sont pareils !


Pourtant, je propose de distinguer trois racismes, quitte à me faire accuser de racisme puisque j'introduis là une distinction, voire, horresco referens, une hiérarchie.


Mettons d'abord de côté le racisme anti-juif, le plus ancien, le plus universel, qui touche même des contrées reculées qui n'ont jamais vu de Juifs. Ce racisme pathologique relève d'une psychanalyse de l'inconscient collectif de l'humanité de par son caractère endémique exceptionnel.


Vient ensuite le racisme primaire et ordinaire, que connaissent toutes les époques et toutes les sociétés. C'est le racisme de l'ignorance et de l'intolérance, des préjugés et de la crainte des différences. C'est le racisme des blancs à l'encontre des arabes, celui des arabes à l'encontre des Noirs, celui des Noirs à l'encontre des Juifs, celui des Chinois à l'encontre des Occidentaux, et vice-versa, celui des Russes à l'encontre des Caucasiens, etc. La liste en est infinie qui fait qu'on est toujours le raciste de quelqu'un, comme une sorte de fatalité des communautés humaines.


Enfin, je distinguerai une troisième forme de racisme, plus conjoncturelle et variable. C'est le racisme né de vastes et rapides mouvements de populations, sans véritable intégration économique et culturelle. C'est la situation actuelle de l'Europe où des pays traditionnellement tolérants, comme les Pays-Bas ou la Scandinavie, basculent dans un rejet de l'immigration musulmane. C'est que le déclin économique de l'Europe cantonne de plus en plus d'immigrés dans la précarité et le chômage. Mais c'est aussi parce nous avons affaire à des différences culturelles, venant des couches les plus pauvres du Mali, du Maroc ou de Turquie, qui sont à des années-lumière de celle des pays d'accueil, et où l'intégration linguistique,  scolaire ou résidentielle, trouve vite ses limites.


Commençons par distinguer ces trois formes de racisme pour aborder plus clairement l'analyse de leurs causes et de leurs remèdes.